Que se passe-t-il quand ton business ralentit brutalement ?
Souvent, la première réaction est assez prévisible.
- On commence à douter de son offre.
- On se demande si nos prix sont trop élevés.
- On envisage de devenir « plus accessible ».
- On réfléchit à créer quelque chose de moins cher.
- On remet en question son positionnement, sa communication et parfois même toute la valeur de ce qu’on propose.
C’est exactement ce qu’a traversé Priscilla, médium et mentor business holistique chez Luminescence.
Dans cet épisode de ma série spéciale Le vrai déclic, elle raconte le moment où son business, jusque-là relativement régulier, s’est presque retrouvé au point mort.
Et surtout, le déclic assez contre-intuitif qui a suivi : elle n’avait peut-être pas besoin de voir plus petit. Elle avait besoin d’assumer beaucoup plus grand.
Quand un business qui fonctionnait se met soudainement à ralentir
Priscilla entreprend depuis 2015. Elle a d’abord exercé comme infirmière indépendante avant de se consacrer pleinement à l’accompagnement des femmes et à son activité de médium et mentor business.
Son rapport à l’argent et à ses tarifs a évolué progressivement.
Au départ, elle proposait notamment des consultations en dons libres. Elle explique elle-même que le syndrome de l’imposteur jouait énormément dans cette décision. Il lui était déjà difficile d’assumer pleinement sa nouvelle posture de médium ; demander de l’argent en échange de cette expertise représentait alors un cap supplémentaire.
Puis elle a avancé palier après palier avec des tarifs fixes, un premier accompagnement à trois chiffres, puis à quatre chiffres.
À chaque étape, il a fallu devenir suffisamment confortable avec le prix demandé pour pouvoir réellement l’assumer face à une cliente.
Mais en 2025, quelque chose change.
Priscilla traverse une période personnelle particulièrement difficile et, pour la première fois depuis des années, son business se retrouve presque à l’arrêt.
Lorsque les ventes reprennent, elles arrivent au compte-gouttes, elle a l’impression d’avoir perdu la maîtrise de la machine, et comme beaucoup d’entrepreneures dans cette situation, elle commence à tout remettre en question : ses ambitions, la valeur de ses offres, ses tarifs.
Elle envisage même de baisser ses prix pour devenir davantage « accessible ».
Le déclic : « Je jouais trop petit »
Priscilla prend alors le temps de faire ce qu’elle fait habituellement pour ses propres clientes : prendre du recul sur son business.
Son approche mélange une analyse très concrète de son activité avec les outils plus spirituels et énergétiques qui font partie de sa manière de travailler.
C’est pendant cette période qu’elle arrive à une conclusion assez différente de celle qu’elle imaginait au départ : elle ne devait pas réduire ses ambitions, au contraire.
Elle explique avoir compris qu’elle « jouait trop petit » et qu’elle n’assumait pas réellement le niveau d’ambition qu’elle ressentait pourtant depuis longtemps.
Mais ce qui rend son histoire intéressante, c’est que cette prise de conscience n’est pas restée une jolie phrase de développement personnel.
Il a fallu la traduire dans son business, concrètement.
Assumer une ambition ne veut pas dire simplement augmenter ses prix
Avant de toucher à ses tarifs, Priscilla commence par regarder son activité dans son ensemble.
Elle réalise notamment qu’elle a trop d’offres.
Certaines existent encore uniquement parce qu’elles font partie de son histoire, alors qu’elles ne correspondent plus vraiment à l’entrepreneure qu’elle est devenue.
Elle choisit donc de fermer plusieurs offres, de supprimer sa boutique et de revenir à quelque chose de plus simple.
C’est un point particulièrement important.
On peut facilement croire qu’« assumer plus grand » signifie ajouter.
- Plus d’offres.
- Plus de clientes.
- Plus de contenu.
- Plus de chiffre d’affaires.
Dans son cas, cela a justement impliqué de retirer, de sélectionner les offres sur lesquelles elle avait réellement envie de concentrer son énergie, et même de limiter volontairement le nombre de nouvelles clientes qu’elle accepte chaque mois.
Priscilla explique qu’elle n’a pas envie d’enchaîner quinze consultations par jour. Elle veut pouvoir apporter un haut niveau d’attention à chaque femme qu’elle accompagne. Son modèle doit donc soutenir cette façon de travailler, pas la combattre.
Ses tarifs ont ensuite augmenté
Une fois son activité simplifiée, son positionnement clarifié et ses offres recentrées, la hausse de prix devient beaucoup plus naturelle, et c’est là qu’arrive la partie qui pourrait sembler paradoxale.
Elle augmente ses tarifs, elle change également certaines choses dans sa communication et dans sa manière de présenter son travail, puis les ventes reprennent assez rapidement.
Et Priscilla fait ce constat : « Je n’ai jamais autant vendu alors que je n’ai jamais vendu aussi cher. »
Elle précise qu’elle n’avait jamais vendu ses offres à ce niveau de prix auparavant, et qu’elle n’en avait jamais vendu autant depuis le lancement de son activité.
Ce résultat ne signifie évidemment pas qu’il suffit d’augmenter ses tarifs pour vendre davantage… ce serait passer complètement à côté de son histoire.
La hausse des prix arrive après tout le reste.
- Après le repositionnement.
- Après le tri dans les offres.
- Après le travail sur sa cible.
- Après le travail sur sa propre posture.
- Après avoir accepté le modèle d’entreprise qu’elle voulait réellement construire.
Le prix est finalement la conséquence visible d’une décision beaucoup plus profonde.
La peur n’a pas disparu
Autre point intéressant de notre échange : Priscilla n’explique jamais qu’elle ne doute plus. Elle continue à se poser des questions, elle continue à vivre des moments d’inconfort, mais elle ne les traverse plus de la même manière.
Elle explique notamment que son temps entre une prise de conscience et le passage à l’action est devenu beaucoup plus court.
Elle n’a plus besoin de passer des semaines à remettre tout son business en question ou à modifier sa bio Instagram quinze fois pour éviter le véritable sujet.
Ses décisions sont plus ciblées, plus rapides.
Elle parle d’un regard de CEO qui lui permet désormais de savoir beaucoup plus facilement où agir au lieu de changer dix choses simultanément.
« L’action est la kryptonite du doute »
À la fin de notre conversation, je lui demande ce qu’elle conseillerait à une entrepreneure dont le business semble soudainement ne plus avancer.
Sa réponse résume assez bien tout l’épisode : Elle parle d’abord de « silence fertile » : ces périodes où, extérieurement, on a l’impression qu’il ne se passe rien, alors qu’un changement est peut-être en train de se préparer.
Mais surtout, elle revient à l’action, à cette capacité à remettre du mouvement, même très progressivement.
Sa formule est simple : « L’action est la kryptonite du doute. », et je trouve que c’est probablement la meilleure manière de conclure cet échange.
Parce qu’assumer une ambition n’a pas uniquement consisté pour Priscilla à se dire qu’elle voulait « plus ». Il a fallu fermer des offres, faire des choix, changer ses prix, modifier sa manière de communiquer, continuer à se montrer malgré l’inconfort, et surtout, passer à l’action.
Écouter l’épisode
Dans cet épisode de T’as 10 minutes ?, Priscilla raconte beaucoup plus précisément ce cheminement, son rapport aux prix, la période de stagnation qu’elle a traversée, le rôle de la sécurité intérieure dans ses décisions et tout ce qu’elle a concrètement transformé dans son business.
🎧 Écouter : Elle a augmenté ses prix… et n’a jamais autant vendu
Retrouver Priscilla / Luminescence :
Instagram : https://www.instagram.com/priscilla_la_voix_de_lame
Site Web : https://www.reveletespepites.com/
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