Série Le Vrai Déclic (ep.5/5) – Le jour où elle a arrêté de se cacher derrière son expertise

 

Tu peux être excellente dans ton métier… et pourtant ne pas encore vraiment prendre ta place dans ton business.

Tu sais accompagner, tu sais aider et tu sais produire de bons résultats, mais quand il faut te montrer, défendre un point de vue, parler face caméra, vendre, assumer ton positionnement ou prendre des décisions comme une cheffe d’entreprise… Il peut encore y avoir un énorme décalage.

C’est exactement ce qu’a traversé Marie Blanchon.

Marie est sexothérapeute et thérapeute somatique. Lorsqu’elle regarde aujourd’hui le chemin parcouru, elle décrit son ancien business comme quelque chose de très brouillon : beaucoup d’offres, peu de structure, un positionnement encore flou et surtout une posture beaucoup plus centrée sur son métier que sur son rôle de dirigeante.

Et c’est précisément ce qui rend son déclic intéressant parce que son problème n’était pas un manque de compétences.

Elle savait déjà faire son métier, elle savait même, au fond, beaucoup de choses sur ce qu’elle devait améliorer dans son business, mais il lui manquait encore une chose essentielle : Passer réellement à l’action.

Être experte ne suffit pas à construire une entreprise

Au début, Marie exerce surtout son métier. Elle accompagne, elle crée, elle publie, mais toute la partie plus entrepreneuriale est encore peu structurée.

  • Organisation.
  • Vente.
  • Communication.
  • Positionnement.
  • Pilotage.

Elle explique qu’elle travaillait énormément dans l’urgence et que ce fonctionnement finissait aussi par l’épuiser.

C’est un passage assez classique dans la vie d’une entrepreneure de services.

On commence parce qu’on sait faire quelque chose.

  • Du coaching.
  • Du conseil.
  • Du design.
  • De la thérapie.
  • De la rédaction.

Mais savoir exercer son métier ne signifie pas automatiquement savoir construire une entreprise autour de ce métier. Ce sont deux compétences différentes.

Et Marie finit par comprendre qu’elle doit justement apprendre cette deuxième partie.

« Je me cachais »

L’un des passages les plus intéressants de notre échange arrive lorsqu’elle parle de sa communication.

Parce que oui, Marie publiait déjà ; elle faisait des posts, des carrousels, quelques vidéos, des mails… Donc, vue de l’extérieur, elle pouvait parfaitement avoir l’impression de « faire sa communication ».

Mais elle reconnaît aujourd’hui qu’en réalité, elle se cachait beaucoup derrière ses contenus.

  • Elle avait peur du regard des autres.
  • Elle ne voulait pas forcément se positionner comme experte.
  • Elle parlait de manière très large, à beaucoup de monde.

Et surtout, lorsqu’il fallait vraiment prendre la parole, montrer son visage, défendre une opinion, déconstruire une croyance ou exprimer clairement sa différence… Elle reculait.

Et c’est là qu’il y a une distinction importante : Publier n’est pas toujours synonyme de se montrer.

Tu peux produire énormément de contenu tout en restant finalement assez invisible, parce que prendre sa place ne consiste pas uniquement à être présente.

Il faut aussi accepter qu’on identifie clairement :

  • ce que tu penses,
  • ce que tu défends,
  • ce que tu sais faire,
  • et pourquoi on viendrait travailler avec toi plutôt qu’avec quelqu’un d’autre.

Le déclic n’a pas commencé par une stratégie Instagram

Le vrai changement de Marie ne vient pas d’un nouveau hack marketing, ni d’un nouveau calendrier éditorial, ni d’une tendance de contenu.

Il arrive après plusieurs événements personnels particulièrement difficiles. Elle traverse plusieurs « claques » dans sa vie personnelle et explique qu’à un moment, quelque chose bascule et elle réalise qu’elle ne veut plus rester passive, qu’elle sait déjà énormément de choses, qu’elle a investi du temps, de l’énergie et des années dans son activité.

Et qu’il y a simplement cette barrière qu’elle doit maintenant franchir. Sa manière de le dire est assez simple :

« Je savais ce qu’il fallait faire, mais il fallait que je me dise : allez, c’est bon, j’y vais. »

Et elle ajoute que le fait de passer à l’action a tout changé.

La première étape : assumer enfin sa posture

Ce changement commence à apparaître notamment dans sa manière de vendre.

Marie raconte un appel avec une cliente potentielle. À ce moment-là, son accompagnement est encore relativement récent, et pour vendre cette offre, elle doit vraiment se placer dans une posture différente.

Non plus simplement celle de quelqu’un qui « propose quelque chose », mais celle d’une professionnelle capable de dire :

Je sais ce que j’apporte, je sais à qui je peux être utile et je sais pourquoi cette offre peut transformer la situation de cette cliente.

Elle explique avoir eu mal au ventre avant l’appel, mais elle y va quand même.

La cliente dit oui… Et ce premier passage à l’action lui enlève une énorme charge mentale.

Elle réalise qu’elle n’était pas obligée de « forcer une vente », elle pouvait simplement expliquer clairement la valeur de ce qu’elle proposait.

Savoir vendre demande aussi de pratiquer

Les ventes ne deviennent pas miraculeusement faciles du jour au lendemain.

Au début, Marie explique que les clientes arrivent encore au compte-gouttes. Elle réussit progressivement à générer davantage de visibilité, mais rencontre ensuite une autre difficulté : faire passer les bonnes personnes de cette visibilité à une vraie conversation commerciale, puis convertir pendant les appels.

Alors elle fait quelque chose que beaucoup d’entrepreneures évitent : elle analyse ses propres appels. Elle les enregistre, les réécoute, observe ce qu’elle aurait pu mieux dire, regarde à quel moment sa posture change, et recommence. Encore, puis encore.

Parce qu’on peut lire dix livres sur la vente, suivre cinq formations, connaître toutes les bonnes questions théoriques, mais tant qu’on ne pratique pas réellement, on n’améliore rien.

Puis vient la délégation

En parallèle, Marie commence à comprendre qu’elle ne peut pas tout gérer elle-même si elle veut réellement développer son activité.

Elle décide notamment de déléguer une partie de son marketing et de sa communication.

Pourquoi ? Parce qu’elle arrive à la limite de ce qu’elle peut porter seule. Elle sait faire une partie de ces tâches, elle comprend leur utilité, mais ce n’est pas son cœur d’expertise.

Et surtout, les objectifs qu’elle s’est fixés nécessitent davantage de structure.

Elle s’entoure alors de Clem, avec qui elle commence à travailler de manière beaucoup plus approfondie sur sa visibilité et sa communication.

Et là encore, il ne s’agit pas de simplement « donner Instagram à quelqu’un » : elles analysent ce qui fonctionne.

  • Les sujets qui intéressent réellement sa cible.
  • La manière dont les femmes qu’elle accompagne vivent leurs problématiques.
  • Les angles.
  • Les contenus.

Puis Clem la pousse aussi à faire certaines choses que Marie savait devoir faire… mais qu’elle évitait encore, notamment prendre davantage la parole face caméra.

Déléguer ne l’a pas dispensée de passer à l’action

Et c’est un point que j’aime beaucoup dans cette histoire.

Parce que déléguer n’a pas permis à Marie de se cacher davantage, au contraire, ça l’a obligée à prendre encore plus sa place.

Elle pouvait confier une partie de la stratégie et de l’exécution marketing, mais personne ne pouvait devenir experte à sa place.

  • Personne ne pouvait parler à sa place avec sa voix.
  • Personne ne pouvait faire ses appels à sa place si elle voulait garder cette relation avec ses clientes.

La délégation lui a donc permis de se recentrer sur les endroits où elle devait réellement être présente et d’arrêter de disperser son énergie ailleurs.

Le lâcher-prise : un vrai changement de posture

Marie explique aussi que déléguer lui a demandé de lâcher du contrôle. Elle investit alors même qu’elle n’a pas encore un énorme chiffre d’affaires.

Ce n’est donc pas une décision confortable. Il y a une vraie prise de risque et elle se dit simplement : « J’essaye. Au moins, si ça ne marche pas, j’aurai essayé. »

Mais surtout, elle prend une décision intéressante : elle s’interdit de revérifier constamment le travail de la personne à qui elle délègue.

Parce qu’elle comprend que si elle délègue une tâche pour ensuite la refaire mentalement ou contrôler chaque virgule… elle n’a rien délégué du tout… Elle continue simplement à porter la charge sous une autre forme.

Le vrai changement : passer de prestataire à cheffe d’entreprise

Petit à petit, son rôle change.

  • Elle ne fait plus tout.
  • Elle décide davantage.
  • Elle arbitre.
  • Elle choisit ce qu’elle garde.
  • Ce qu’elle délègue.
  • Ce qui mérite son expertise.
  • Ce qui mérite son temps.

Aujourd’hui, Marie a notamment délégué une grande partie du marketing, des contenus et des emails, tout en gardant les appels et la relation avec les clientes potentielles dans son univers.

Et cette transformation lui permet de se recentrer davantage sur ses accompagnements.

Elle limite volontairement le nombre de clientes qu’elle accueille chaque mois parce que son travail touche à des sujets très intimes et parfois lourds : sexualité, traumatismes, relation au corps.

Elle ne cherche donc pas nécessairement à remplir tout le temps libéré avec davantage de clientes et elle utilise aussi ce temps pour améliorer la qualité de son travail et pour retrouver une vie autour de son business.

Déléguer pour travailler mieux, pas forcément plus

C’est d’ailleurs l’une des parties les plus intéressantes de son évolution.

Marie ne délègue pas pour remplir encore plus son agenda, elle délègue aussi pour respirer, pour lire, faire du sport, se former, avoir du temps pour elle… parce que la liberté faisait partie de ses valeurs dès le départ, et construire une entreprise qui lui enlève cette liberté n’aurait finalement aucun sens.

C’est un rappel utile. Développer un business ne signifie pas forcément prendre toujours plus de clientes.

Parfois, grandir veut simplement dire :

  • mieux travailler,
  • mieux vendre,
  • mieux choisir ses missions,
  • avoir plus de temps,
  • et construire quelque chose qui ressemble davantage à la vie que l’on voulait créer au départ.

Le plus grand déclic ? Arrêter d’attendre

À un moment de notre conversation, Marie résume toute son évolution en une phrase : « Dès que j’ai pris le premier déclic, après, j’étais inarrêtable. », et je trouve que c’est exactement ce qui ressort de son histoire.

Elle n’a pas soudainement appris en une journée comment communiquer, vendre ou déléguer.

Elle avait déjà beaucoup appris, elle avait déjà beaucoup travaillé et le changement est arrivé lorsqu’elle a arrêté d’attendre de se sentir parfaitement prête.

Puis elle a commencé à faire.

  • Prendre la parole.
  • Vendre.
  • Analyser.
  • Réessayer.
  • Investir.
  • Déléguer.
  • Optimiser.
  • Et recommencer.

Parce qu’entre « je sais ce que je devrais faire » et « je le fais réellement », il y a parfois tout le développement d’une entreprise.

Écouter l’épisode

Dans cet épisode de ma série spéciale Le vrai déclic, Marie raconte beaucoup plus précisément son passage d’une activité encore brouillonne à une véritable posture de cheffe d’entreprise.

On parle de peur du regard des autres, de communication, de vente, de visibilité, de délégation, de lâcher-prise et surtout de cette fameuse étape où l’on arrête de simplement savoir quoi faire…

pour commencer à le faire.

🎧 Écouter : Le jour où elle a arrêté de se cacher derrière son expertise

 

Retrouver Marie Blanchon :

Je suis Marie, sexothérapeute et thérapeute somatique. J’accompagne les femmes qui se sentent déconnectées de leur corps, de leur désir et de leur intimité. Je combine sexothérapie, hypnose, sophrologie et approche somatique, avec une présence que tu retrouves tout au long de ton parcours.
Mon objectif : que tu te sentes à nouveau vivante, alignée et à l’aise dans ton corps, sans jugement et à ton rythme.

mon site: https://mariecoachantistress.com/
instagram: https://www.instagram.com/vivraufeminin/

Et pour recevoir chaque mardi mes conseils business, mes réflexions et les coulisses de T’as 10 minutes ?, tu peux rejoindre Pep’s & Business.

Je réserve mon appel découverte

Hey, je suis Gini

virginie levraud blog

Hello ! Je suis Virginie Levraud, coach business, experte webmarketing pour les entrepreneuses ambitieuses qui souhaitent donner de l’élan à leur entreprise. Je voyage à plein temps dans le monde depuis 2014.