Il existe des livres que l’on dévore une fois, que l’on apprécie sur le moment, puis qui finissent par prendre la poussière sur une étagère. Et puis il y a ceux que l’on rouvre régulièrement parce qu’ils ne nous disent jamais exactement la même chose. L’Art subtil de s’en foutre de Mark Manson fait clairement partie de cette deuxième catégorie pour moi.
Je viens de le terminer une nouvelle fois, comme chaque année ou presque, et j’ai encore été surprise de constater à quel point il résonne différemment selon le moment de ma vie dans lequel je me trouve. Les mots n’ont pas changé. Les chapitres non plus. Pourtant, certaines phrases qui m’avaient presque laissée indifférente l’an dernier m’ont cette fois sauté au visage.
Peut-être parce que notre société évolue. Peut-être parce que nous sommes constamment bombardés de conseils nous expliquant comment être plus heureux, plus performants, plus épanouis, plus productifs, plus sereins, plus confiants… Comme si tout pouvait toujours être amélioré.
Ce livre prend exactement le contre-pied de cette idée.
Et c’est justement ce qui le rend si rafraîchissant.
Le titre peut sembler provocateur, mais il ne s’agit absolument pas d’un plaidoyer pour devenir égoïste, cynique ou indifférent aux autres. Mark Manson ne nous invite pas à nous moquer de tout. Il nous pousse plutôt à nous demander une chose très simple : à quoi est-ce que je choisis de donner de l’importance ?
Parce qu’au fond, notre énergie est limitée et notre temps aussi. Sans compter notre attention, encore davantage.
Si l’on essaie de tout contrôler, de tout réussir, de plaire à tout le monde, de répondre à toutes les attentes, on finit par s’épuiser.
Le vrai enjeu n’est donc pas de s’en foutre de tout mais de choisir intelligemment ce qui mérite réellement notre énergie. Et je trouve que cette idée est particulièrement importante lorsque l’on est entrepreneure.
On passe nos journées à jongler entre mille sujets : les réseaux sociaux, les clientes, les finances, les contenus, les formations, les nouvelles tendances, les algorithmes, les objectifs, les comparaisons… Sans même s’en rendre compte, on finit parfois par consacrer énormément d’énergie à des choses qui n’ont finalement que très peu d’impact sur notre vie ou notre entreprise.
Le livre nous rappelle alors une vérité toute simple : on ne pourra jamais tout porter et ce n’est pas grave !
Le piège de vouloir être heureux tout le temps
L’une des premières idées marquante est celle-ci : nous avons développé une véritable obsession du bonheur.
On nous répète partout qu’il faudrait être heureux en permanence. Que si quelque chose ne nous satisfait pas, il faut immédiatement le changer. Que les émotions négatives sont des problèmes qu’il faut absolument résoudre.
Mais est-ce vraiment réaliste ?
J’ai plutôt l’impression que cette quête permanente du bonheur finit par produire exactement l’effet inverse.
À force de vouloir être heureuse tout le temps, on culpabilise dès qu’on traverse une période plus compliquée. On se demande ce qui ne va pas chez nous. Pourquoi les autres semblent y arriver alors que nous avons parfois simplement envie de rester sous la couette.
Comme si ressentir de la frustration, de la peur, de la fatigue ou de la tristesse était devenu anormal.
Pourtant, ces émotions font simplement partie de la vie. Elles ne sont pas des erreurs, elles sont des informations et vouloir les supprimer complètement est probablement aussi impossible que vouloir empêcher la pluie de tomber.
En tant que coach, je retrouve souvent cette idée chez les entrepreneures que j’accompagne. Beaucoup pensent qu’elles seront enfin sereines lorsqu’elles auront davantage de clientes. Ou lorsqu’elles auront atteint un certain chiffre d’affaires. Ou lorsqu’elles auront enfin trouvé la stratégie parfaite.
Mais l’expérience montre que ce moment n’arrive jamais vraiment.
Les problèmes changent simplement de visage.
- Quand on débute, on s’inquiète de ne pas avoir de clientes.
- Quand on en a beaucoup, on s’inquiète de réussir à toutes les satisfaire.
Puis vient la peur de maintenir les résultats, puis celle de développer une équipe, puis celle de prendre les bonnes décisions.
Les problèmes ne disparaissent jamais complètement…. Ils évoluent. Et c’est probablement l’une des plus grandes leçons du livre : une vie réussie n’est pas une vie sans difficultés.
C’est une vie dans laquelle on choisit les difficultés que l’on est prêt à accepter car chaque choix apporte aussi son lot de contraintes.
Vouloir créer son entreprise offre énormément de liberté… mais demande aussi beaucoup de responsabilités.
Vouloir voyager à travers le monde est extraordinaire… mais implique également l’incertitude, les imprévus, les longs trajets et parfois la solitude.
Vouloir construire une relation durable apporte beaucoup de bonheur… mais suppose aussi des compromis, des désaccords et du travail.
Autrement dit, il n’existe pas de vie sans problèmes.
La vraie question est plutôt : quels sont les problèmes que je suis prête à avoir pour vivre la vie que je souhaite ?
Et je trouve que cette façon de voir les choses enlève énormément de pression.
Parce qu’elle nous rappelle que les difficultés ne sont pas forcément le signe que l’on s’est trompée de chemin.
Elles sont souvent simplement le prix à payer pour avancer vers quelque chose qui compte vraiment.
Tout le monde veut les résultats… mais pas toujours les difficultés qui vont avec
Il y a une phrase qui revient souvent dans ma tête lorsque je relis ce livre : nous voulons tous certaines choses, mais nous oublions souvent que chaque résultat est indissociable des difficultés qui l’accompagnent.
On rêve d’avoir une entreprise qui fonctionne, mais est-on prête à vivre les périodes d’incertitude, les remises en question, les décisions difficiles et les responsabilités que cela implique ?
On aimerait être en excellente forme physique, mais apprécie-t-on suffisamment le sport, les repas équilibrés et la discipline quotidienne qui permettent d’y parvenir ?
On voudrait parler couramment une langue étrangère, mais accepte-t-on de passer par des centaines d’heures où l’on cherche ses mots, où l’on fait des erreurs et où l’on se sent parfois ridicule ?
En réalité, les résultats ne sont qu’une conséquence.
La vraie question n’est donc pas : qu’est-ce que je veux ?
C’est plutôt : quels efforts suis-je prête à accepter durablement ?
Cette nuance change tout parce que les rêves sont agréables, les efforts le sont beaucoup moins. Or, ce sont précisément eux qui déterminent notre destination.
Je le constate très souvent dans le business. Beaucoup de personnes disent vouloir vivre de leur activité. Mais lorsqu’il faut publier régulièrement, apprendre à vendre, accepter les refus, revoir son positionnement ou remettre certaines habitudes en question, l’envie disparaît peu à peu.
Ce n’est pas qu’elles ne veulent plus réussir, c’est simplement qu’elles n’aiment pas le prix à payer, et c’est parfaitement humain.
Mais cela permet aussi de comprendre pourquoi certaines personnes avancent plus vite que d’autres : elles ne sont pas forcément plus talentueuses. Elles acceptent simplement des difficultés que d’autres refusent.
Arrêter de vouloir être extraordinaire
L’une des idées les plus dérangeantes du livre est sans doute celle-ci : nous avons tous envie de nous sentir spéciaux.
Et aujourd’hui, cette envie est alimentée en permanence.
Les réseaux sociaux nous montrent des entrepreneurs qui semblent réussir en quelques mois, des voyageurs qui vivent des aventures incroyables chaque semaine, des sportifs qui battent des records, des artistes qui remplissent des salles de concert…
À force de voir des parcours exceptionnels toute la journée, on finit presque par considérer que l’exceptionnel est devenu la norme.
Résultat ? Notre vie paraît soudain beaucoup plus banale.
On se compare, on a l’impression d’être en retard, on se demande pourquoi notre quotidien ressemble davantage à une succession de petites tâches qu’à un film inspirant.
Pourtant, cette comparaison est profondément trompeuse.
D’abord parce qu’on compare souvent nos coulisses aux meilleurs moments des autres. Ensuite parce qu’il est tout simplement impossible que tout le monde soit exceptionnel.
Par définition, quelque chose d’exceptionnel est rare, et là encore, ce n’est pas grave.
Mark Manson rappelle que chercher constamment à se sentir au-dessus de la moyenne finit souvent par produire exactement l’effet inverse : frustration, anxiété et sentiment d’échec.
À vouloir absolument être extraordinaire, on oublie parfois qu’une vie ordinaire peut déjà être une très belle vie et je trouve cette réflexion particulièrement libératrice.
On n’a pas besoin d’être la meilleure entrepreneure de son domaine, on n’a pas besoin d’avoir le plus gros chiffre d’affaires, on n’a pas besoin d’avoir des centaines de milliers d’abonnés, on n’a même pas besoin d’impressionner qui que ce soit.
➡️ On peut simplement construire une activité qui nous plaît, qui nous permet de vivre correctement, qui respecte notre rythme et qui nous laisse de la place pour profiter de notre vie.
Et finalement… est-ce que ce n’est pas déjà une immense réussite ?
La responsabilité est souvent inconfortable… mais incroyablement libératrice
Une autre idée essentielle du livre est la différence entre être responsable d’un problème et en être coupable et on confond très souvent les deux.
Être responsable ne signifie pas que tout est de notre faute. Il nous arrive tous des choses injustes.
Nous ne choisissons pas notre enfance, notre famille, certaines rencontres, certaines maladies ou certains événements de la vie.
En revanche, nous restons responsables de ce que nous décidons d’en faire et cette nuance est énorme, parce qu’attendre que les circonstances changent revient à donner les clés de notre vie à quelque chose que nous ne contrôlons pas.
À l’inverse, reprendre sa part de responsabilité, même lorsqu’une situation est injuste, redonne immédiatement du pouvoir.
Je retrouve cela très souvent chez les entrepreneures. Il est facile de dire que l’algorithme est responsable, que la conjoncture est responsable, que les clientes n’achètent plus, que la concurrence est trop forte.
Parfois, c’est vrai, mais une fois ce constat posé, il reste une question beaucoup plus utile : qu’est-ce que je peux faire malgré tout ?
C’est précisément là que commence la responsabilité. Elle n’efface pas les difficultés, elle nous redonne simplement une marge de manœuvre.
Et je crois que c’est l’un des changements de posture les plus puissants que l’on puisse faire, que ce soit dans son entreprise ou dans sa vie personnelle, parce qu’au fond, nous avons rarement le contrôle sur ce qui nous arrive.
En revanche, nous avons presque toujours une influence sur la manière dont nous choisissons d’y répondre.
Les valeurs qui guident nos décisions sont-elles vraiment les bonnes ?
On prend des centaines de décisions chaque jour sans même s’en rendre compte. Certaines sont insignifiantes. D’autres orientent toute notre vie. Pourtant, elles reposent presque toujours sur une chose dont on parle très peu : nos valeurs.
Le problème, c’est que nous ne les choisissons pas toujours consciemment.
On grandit avec des modèles, des croyances, des injonctions. On observe ce que la société valorise. La réussite, l’argent, la reconnaissance, la beauté, la productivité… Petit à petit, on finit par courir après des objectifs sans vraiment se demander s’ils sont les nôtres.
Le livre invite justement à faire ce pas de côté : Qu’est-ce qui compte réellement pour moi ?
La question paraît simple, mais elle est souvent bien plus difficile qu’on ne l’imagine.
Parce qu’il est facile de dire que l’on veut être libre. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Avoir plus d’argent ? Plus de temps ? Pouvoir travailler d’où l’on veut ? Ne plus avoir de patron ? Ou simplement avoir davantage de sérénité au quotidien ?
Sans définition claire, on avance un peu au hasard et lorsque nos valeurs reposent uniquement sur des éléments extérieurs, notre bonheur devient extrêmement fragile.
- Si j’ai besoin d’être admirée pour me sentir compétente, il suffira d’une critique pour tout remettre en question.
- Si ma valeur dépend de mon chiffre d’affaires, chaque mois plus difficile deviendra une catastrophe.
- Si je me sens légitime uniquement lorsque tout fonctionne parfaitement, je vivrai dans une inquiétude permanente.
À l’inverse, certaines valeurs sont beaucoup plus solides parce qu’elles dépendent essentiellement de nous, comme apprendre, être curieuse, faire de son mieux, agir avec honnêteté ou encore continuer à progresser.
Toutes ces choses restent possibles, même lorsque les résultats ne sont pas immédiatement au rendez-vous.
En coaching, c’est quelque chose que j’observe souvent. Beaucoup d’entrepreneures fixent leurs objectifs uniquement autour des résultats : signer cinq clientes, atteindre un certain chiffre d’affaires, gagner davantage d’abonnés…
Ces objectifs sont importants, voir même essentiels dans la plupart du temps…. mais ils ne dépendent jamais entièrement de nous.
En revanche, publier régulièrement, améliorer son offre, apprendre à vendre avec plus d’aisance, mieux écouter ses clientes ou développer ses compétences sont des objectifs sur lesquels nous avons une véritable influence.
Et, paradoxalement, ce sont souvent eux qui finissent par produire les résultats recherchés.
Notre ego adore avoir raison
Il y a un passage du livre qui me fait sourire à chaque lecture parce qu’il est aussi inconfortable que vrai.
Nous aimons avoir raison, vraiment.
Nous défendons parfois nos opinions avec une énergie incroyable, même lorsqu’elles ne nous rendent pas heureuses.
Pourquoi ? Parce que reconnaître que l’on s’est trompée demande d’accepter que l’image que l’on avait de soi n’était peut-être pas complètement juste, et notre ego déteste cela.
Pourtant, si l’on y réfléchit, toute notre vie est construite sur une succession d’erreurs et heureusement !
À six ans, j’étais persuadée de certaines choses qui me semblent aujourd’hui complètement absurdes.
À quinze ans aussi, à vingt-cinq également et je ne vous raconte pas à quarante-deux ans 🫣.
Et je peux presque garantir que dans dix ans, je regarderai certaines de mes convictions actuelles avec le même sourire.
C’est plutôt rassurant car cela signifie que je continue d’apprendre.
Le problème apparaît lorsque l’on s’accroche tellement à une idée qu’elle nous empêche d’évoluer.
En entrepreneuriat, cela peut prendre mille formes.
« Instagram ne fonctionne plus. »
« Les clientes ne veulent plus investir. »
« Le marché est saturé. »
« Je ne suis pas faite pour vendre. »
Parfois, ces phrases reposent sur une expérience réelle, mais elles deviennent rapidement des vérités absolues que l’on cesse complètement de remettre en question, et c’est là que l’on se bloque.
J’essaie souvent de me poser une question toute simple lorsque je sens que je campe sur une certitude :
Et si je me trompais ?
Pas parce que je pense forcément avoir tort mais parce que cette simple question ouvre immédiatement une porte.
Elle m’oblige à regarder la situation sous un autre angle, à écouter davantage, à apprendre. Et je crois que c’est une qualité essentielle, quel que soit son métier.
Les questions valent souvent mieux que les réponses
On passe énormément de temps à chercher les bonnes réponses.
- Comment réussir ?
- Comment vendre ?
- Comment être heureuse ?
- Comment trouver confiance en soi ?
Le livre propose presque l’inverse. Et si le plus important était de se poser de meilleures questions ?
Au lieu de demander :
« Pourquoi est-ce que ça m’arrive à moi ? »
On pourrait demander :
« Qu’est-ce que cette situation essaie de m’apprendre ? »
Au lieu de penser :
« Pourquoi personne n’achète ? »
On pourrait se demander :
« Qu’est-ce que je pourrais mieux comprendre de mes clientes ? »
Au lieu de conclure :
« Je suis nulle. »
Peut-être simplement :
« Qu’est-ce que je pourrais améliorer la prochaine fois ? »
La différence paraît minime et pourtant, elle change complètement notre état d’esprit.
Une bonne question ouvre des possibilités tandis qu’une mauvaise affirmation les ferme, et je crois que c’est aussi cela que j’apprécie dans ce livre : il ne prétend pas avoir toutes les réponses, il nous pousse surtout à remettre nos certitudes en mouvement.
Et si le fait que notre temps soit limité était justement ce qui donne du sens à notre vie ?
C’est probablement la partie qui me touche le plus à chaque lecture.
On évite souvent de penser à la mort. C’est un sujet qui met mal à l’aise, que l’on repousse, que l’on préfère laisser de côté. Pourtant, Mark Manson explique quelque chose d’assez contre-intuitif : c’est justement parce que notre temps est limité que notre vie a de la valeur.
Imagine un instant que tu sois immortelle, que chaque journée puisse être repoussée au lendemain, que tu aies une infinité de temps devant toi.
Est-ce que tu vivrais les choses avec la même intensité ?
Probablement pas.
On remettrait tout à plus tard, on reporterait les projets, les voyages, les rencontres, les conversations importantes… parce qu’il n’y aurait jamais d’urgence.
Je le vois d’ailleurs dans mon quotidien de nomade. Dès que je reste plus longtemps quelque part, je fais 10 fois moins de choses me disant « j’ai le temps »…
Jamais de véritable raison d’agir aujourd’hui.
Le fait que notre temps soit compté change complètement notre manière de regarder les choses.
Chaque journée devient plus précieuse, chaque rencontre aussi, chaque décision prend davantage de poids, et je trouve que c’est une idée profondément apaisante.
Pas parce qu’elle est joyeuse, mais parce qu’elle remet les priorités à leur place.
Lorsque je regarde les plus beaux souvenirs de ma vie, ils ne ressemblent jamais à ce que les réseaux sociaux nous montrent comme étant la réussite.
Je pense à une discussion jusqu’au milieu de la nuit avec des inconnus rencontrés en voyage, à un coucher de soleil perdu quelque part dans le désert, à un repas partagé avec une famille qui ne parlait pas la même langue que moi, à un trajet en bus où je regardais simplement défiler le paysage, à des éclats de rire complètement absurdes, à des moments où il ne se passait finalement… rien d’extraordinaire.
Et pourtant, ce sont eux qui restent.. pas les chiffres, pas les performances, pas les objectifs atteints, juste des instants de vie.
Je trouve que cette idée fait énormément de bien dans une société où l’on cherche sans cesse à produire davantage, à optimiser davantage, à faire davantage , alors que parfois, vivre davantage est peut-être déjà suffisant.
Finalement, s’en foutre un peu… c’est peut-être vivre un peu mieux
Le titre du livre peut donner l’impression qu’il s’agit d’une invitation à devenir détachée de tout, alors qu’en réalité, j’en retiens presque l’inverse.
Il nous invite à choisir avec beaucoup plus de soin ce qui mérite réellement notre énergie parce que nous ne pouvons pas tout porter, nous ne pouvons pas tout contrôler, nous ne pouvons pas être parfaites partout et ce n’est pas un échec.
C’est simplement la condition humaine.
En refermant le livre cette année, je me suis rendu compte qu’il me rappelait quelque chose que j’oublie moi aussi régulièrement : On passe énormément de temps à essayer d’améliorer notre vie.
Mais on oublie parfois de regarder celle que l’on est déjà en train de vivre.
Je ne dis pas qu’il ne faut plus avoir d’ambition, au contraire, j’adore les femmes ambitieuses et j’adore accompagner des entrepreneures qui veulent construire quelque chose de grand.
Mais je crois aussi qu’il est important de se demander pourquoi.
- Pourquoi ce nouvel objectif ?
- Pourquoi ce chiffre ?
- Pourquoi cette visibilité ?
- Pourquoi cette croissance ?
Parce que si tout cela nous éloigne de la vie que nous avions justement envie de construire, il est peut-être temps de revoir quelques priorités.
C’est probablement ce que j’aime le plus dans ce livre.
- Il ne cherche pas à nous rendre plus performantes.
- Il ne nous promet pas une méthode miracle.
- Il ne nous explique pas comment devenir la meilleure version de nous-mêmes.
- Il nous rappelle simplement que nous avons un temps, une énergie et une attention limités.
Et que le véritable luxe consiste peut-être à choisir consciemment où nous décidons de les investir.
Je referme ce livre chaque année avec la même sensation. Pas celle d’avoir appris une technique révolutionnaire, mais celle d’avoir remis un peu d’ordre dans mes priorités.
Et honnêtement, je crois que c’est un exercice qui mérite d’être refait régulièrement, parce que le monde passera toujours son temps à nous dire ce qui devrait compter.
À nous, ensuite, de décider de ce qui compte vraiment.