My Son, vestiges du peuple Cham

Situé à 68 kilomètres de la ville d’Hoi An, l’ensemble de temples My Son est l’un des plus anciens construit par le royaume Champa (le peuple des Cham), originaire d’Indonésie. Construit du 4e au 13e siècle, il est aujourd’hui inscrit au patrimoine de l’Unesco.

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My Son, signifie « jolie montagne » en vietnamien. On le compare au temple d’Angkor au Cambodge, à la vallée des 2000 temples au Myanmar, ou encore  au temple de Borobudur à Java, Indonésie.

L’ensemble de tours-sanctuaire est entouré par la jungle. Les battisses de briques rouges étincellent au soleil. C’est un très bel endroit.

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Il y a de nombreux touristes sur le site, surtout en matinée. Ceux-ci suivent généralement le guides qui leur explique chaque millimètre carré. En vous éloignant, vous n’aurez aucun mal à vous retrouver seul et profiter de la magie du lieu !

Des statues de divinité en position de lotus sont disposées partout. Pillées ou bombardées, nombreuses ont perdu leur tête !

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On peut entrer à l’intérieur des sanctuaires. On se retrouve dans une toute petite pièce dont le plafond en parois inclinée s’étend jusqu’au sommet. Au dessus de chaque entrée est taillée dans la pierre la divinité à qui le sanctuaire est dédié.

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Dynastie de Cham

Le peuple de Cham, hindouiste de l’Inde, vénère Shiva, Brahma, Vishnou et Ganesh. Cependant, on retrouve également des traces de religion bouddhiste dans leur croyance. On se retrouve alors avec des symboles modifiés tels que le protecteur Gala au bas des tours, plutôt qu’au sommet de chaque entrée.

Ce complexe, ainsi que les autres du même type, est un sanctuaire protecteur pour la dynastie. Il a été érigé à la gloire du créateur de l’univers et de son destructeur.

Originaire d’Indonésie, les Chams vivent aujourd’hui sur le delta du Mékong au Sud du Vietnam, au Laos, au Cambodge et en Thaïlande.

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Étude du site et traces de l’histoire

Véritable vestiges du passé, ces différents sanctuaires ont été bâtis dans de la roche volcanique. Pendant longtemps, les scientifiques se sont demandés quel mortier avait été utilisé pour que le site soit si bien conservé et que les murs de briques soient si solides. La science d’aujourd’hui nous permet de savoir que c’est un mélange avec la résine des arbres autour qui a servit à la construction de ces tours.

Ce sont les français qui ont découvert le site en premier, au début du 20e siècle et qui l’ont divisé pour l’étudier. Bombardé pas moins de 50 fois par les forces militaires américaines durant la guerre du Vietnam, le site à extrêmement souffert et de nombreux édifices ont disparu.

Aujourd’hui encore, on voit les trous des impacts des bombes ! Ce sont les allemands et les italiens qui ont aidé à réhabiliter le lieux en se joignant aux vietnamiens afin de dégager les bombes encore présentes. En 1999, My Son devient patrimoine de l’Unesco et l’université de Milan conduit toujours des recherches sur le site.

Tour organisé, comment y aller ?

Pour aller à My Son, vous pouvez utiliser votre propre moyen de transport telle qu’une moto, mais en comptant la location et l’essence, cela vous coûtera plus cher qu’un tour organisé. De plus, si vous prenez celui avec le retour à Hoi An en bateau, vous aurez l’occasion de visiter le village de Kim Bong, sur l’île de Cam Kim.

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Le tour organisé en bateau coûte 160 000 dongs. Je vous conseille de n’acheter que le tour en bus auprès d’une agence pour 100 000 dongs puis de faire la modification sur place avec le guide. Cela vous reviendra encore moins cher. L’entrée à My Son coûte 100 000 dongs.

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