Sans guide de voyage, comment je fais ?

Lorsque je voyageais sur de très courte durée, je m’équipais d’un guide papier que je gobais du début à la fin avant mon voyage et que je relisais sans cesse pendant celui-ci. Aujourd’hui j’ai du temps, élément essentiel il faut l’avouer, pour pouvoir voyager sans guide tels que le Lonely Planet ou le Routard.

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On pourrait croire alors que je passe sûrement à côté de sites à voir ! Que je ne trouve pas les bons plans pour manger ou boire un verre ! Ou encore que je perds du temps à chercher un bus ! Sans compter que je n’ai aucune connaissance sur l’histoire ou la culture locale !! FAUX, j’obtiens tout cela rapidement et de source encore plus sure et plus amicale que des pages de papier ou planquer derrière un écran !

Alors comment je fais ?

Pourquoi voyager sans guide?

Tout simplement parce que l’on en a pas besoin ! Qui mieux que les gens qui vivent dans le pays que vous visitez pour vous indiquer ce que vous devez voir ou savoir pendant votre voyage ?  Puisque j’ai le temps, je m’en sers donc pour pouvoir obtenir toutes les informations dont j’ai besoin et faire sans guide, pour avoir les VRAIS bons plans et expériences.

Par exemple et bien souvent, les hôtels conseillés dans les guides sont plus chers du fait de leur notoriété et perde en qualité. Vous vous retrouverez entre touristes et ce n’est pas ce que l’on peut appeler de l’expérience locale. De plus, ces hôtels sont souvent tous aux mêmes endroits et créent des quartiers uniquement d’occidentaux (exemple de Khao San Road à Bangkok !), avec mendicité et attrapes touristes en tout genre. Mieux vaut un bon hôtel local, pas loin, avec un excellent rapport qualité/prix dans un quartier où vous partagerez un repas entre locaux.

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A Yogjarkarta (Indonésie), j’ai payé une chambre avec salle de bain/eau chaude, petit déjeuner/buffet inclus et piscine seulement 5 euros, soit moins cher qu’un lit en dortoir de 12 et dans la même rue ! Le tout avec un lobby et donc facile pour rencontrer d’autres voyageurs !

Les offices de tourisme, premier pas

Que j’arrive en train, en avion, en bus ou encore en stop, les gares, aéroports ou centre-ville, sont pratiquement tous équipés d’office de tourisme. On les néglige souvent, mais ce sont d’excellentes sources d’informations.

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Dans un premier temps, ils peuvent vous fournir une carte de la ville gratuitement et/ou du pays. Si la carte n’est pas gratuite, ne la prenez pas, vous aurez tout le loisir d’en trouver dans une auberge ou une agence de voyage.

Je n’ai jamais payé une carte et j’en ai obtenu dans la totalité des lieux visités !

De plus, vous avez à faire à des personnes qui parlent anglais et qui sont neutres. Elles n’ont aucun intérêt à vous faire aller dans un endroit en particulier parce que leur père/frère/cousin tient un business. Ces personnes sont dédiées au tourisme et vous donneront tous les conseils selon votre budget ou vos préférences.

Pensez donc à leur demander quelles choses sont à voir, le prix des entrées, les lieux où manger, l’emplacement des marchés, le fonctionnement des transports locaux (et éviter le coût exorbitant des taxis !)… Vous pouvez également anticiper votre prochain voyage, demander où se trouvent les gares. Il arrive parfois que certaines villes en possèdent plusieurs en fonction des destinations ! Vous pouvez également leur demander que l’on vous indique où se trouve les guesthouses en fonction de votre budget, ou encore où trouver, etc… Les personnes des offices de tourisme connaissent la ville sur le bout des doigts et vous donneront tous les bons plans ! Au fur et à mesure de votre voyage, vous deviendrez vite un champion de la question !

L’argent et sa valeur

C’est l’un des premiers points d’adaptation dans un nouveau pays ! Si j’arrive par avion, j’échange seulement l’équivalent de 10 à 20 euros afin de pouvoir prendre un transport vers le centre-ville. Les taux de change sont en effet moins intéressants dans les aéroports ! Je change ensuite la monnaie du pays d’avant et je trouve un distributeur où je retire le maximum possible.

C’est comme cela que je me suis retrouvée avec 6 millions (de Roupies certes !) en Indonésie…, cela fait drôle d’être millionnaire, haha!

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Un supermarché

Je commence également souvent ma visite de la ville par un repérage dans un supermarché ou ce qui s’en rapproche. Les coûts sont fixes et faits pour les locaux. Cela vous donne ainsi un bon aperçu des prix pratiqués. Généralement, je retiens le prix d’une bouteille d’eau, des fruits et spécialités. Ainsi vous ne paierez pas une bouteille au double du prix ou alors en connaissance de cause !

Une nouvelle langue

En une semaine environ, je m’oblige à pouvoir compter, et dire toutes les formules de politesse dans la langue du pays. Cela donne du pouvoir de négociation (on obtient le vrai tarif, ne serait-ce parce que l’on a compris sur le client d’avant !), et les gens sont beaucoup plus chaleureux avec vous car vous faites l’effort de vous adapter ! Cela ouvre milles portes et puis c’est amusant de baragouiner des mots dans une dizaine de langues !

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Pour se faire, rien de mieux que de demander aux gens sur place, au restaurant, au marché, à l’hôtel, partout. Vous aurez ainsi la prononciation, même si vous ne savez pas l’écrire. Le plus important c’est de parler ! Selon la facilité que j’ai à intégrer la langue, je peux poursuivre en apprenant des formules autres, pour se présenter par exemple.

J’ai mis environ trois semaines pour apprendre l’espagnol de base, sans cours. Je suis une bille en conjugaison mais je peux parler de tous les sujets et comprendre ce que l’on me dit.

En Indonésie, il est également plus facile d’apprendre du vocabulaire car ils ont le même alphabet que nous. Que de fou rire avec les « chauffards » de tuk-tuk pour leur demander de ralentir ou de faire attention en indonésien. Sans compter la connaissance de tous les mots se rapportant à l’alimentation grâce à la lecture deux fois par jour des menus des restaurants !

En Asie, cela se corse ! L’écriture est différente, ils ont plusieurs tons pour un seul mot et la prononciation est compliquée. Cependant, après plus de 7 mois là-bas, on reconnaît des phrases, on se rend compte des liens entre les pays. J’ai retrouvé des mots et phrases que j’utilisais en Inde et que j’ai pu répéter au Laos ou encore au Vietnam. Les chiffres en Thaïlande sont les mots que ceux laotiens ! Etc…

Et il y a le langage corporel et facial. Un beau sourire, le langage universel, et quelques gestes suffisent parfois. Attention à vos signes qui peuvent dans certains pays signifier autre chose !

Histoire et culture

Il faut avouer que j’apprends généralement l’histoire du pays en fouillant sur le web et via les différents monuments que je visite. Ce n’est pas un temple de plus ou une ruine de plus, c’est un peu d’histoire du pays qui ajoute une pièce au puzzle !

boire du maté en Argentine

Concernant l’apprentissage de la culture locale, c’est encore une histoire de temps mais également d’intérêt. Changez vos plans de la journée parce que quelqu’un vous aborde pour parler (les étudiants dans les parcs, les moines dans les temples…). Vous avez la possibilité d’échanger 3 mots pour être poli ou faire comme moi, vous installer pour 1 ou 2 heures de conversation forte inintéressante. Et là, les questions fusent, dans un sens comme dans l’autre !

A Java, les gens vous emmènent sur leur scooter pour vous montrer leur village. Au Myanmar et au Laos, les moines vous abordent pour pratiquer leur anglais. Idem pour les étudiants en Thaïlande et au Vietnam. En Argentine, ce sont les personnes plus âgées sur les bancs de la ville. Au Pérou, ce sont vos voisins de table sur le marché…

Quand je vois des choses que je ne connais pas, je m’arrête et je demande. J’adore m’arrêter devant les personnes qui mangent des choses intrigantes dans la rue. Devant mon visage étonné, ils me font pratiquement tout le temps goûter! Cela donne parfois lieu à des invitations et parfois simplement à une expérience de plus !

La culture et les traditions ne se lit pas uniquement dans les livres mais s’apprend en allant à la rencontre des gens. Dans un monde hyper-connecté où finalement plus personne ne se parle, allez de l’avant, et abordez les gens ! Que de rencontres, d’aventures et de belles histoires vous vivrez !

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