Les bus en Amérique du Sud (Équateur, Pérou, Bolivie, Argentine).

4 mois en Amérique du Sud, de nombreux bus, de longues distances. Voici un condensé des infos pratiques, des anecdotes sympas des bus en Amérique du Sud.

Bus en Amérique du Sud

Équateur

Le pays n’est pas très grand, environ la moitié de la France et les distances sont donc relativement courtes. A moins de partir d’une traite du nord au sud, il est rare que les trajets durent plus de 10 heures.

Il y a une multitude de compagnies de bus, toutes réunies pour la plupart au terminal terrestre de chaque ville. Comparez les prix et les temps de trajet et prenez le bus qui vous plait. Il n’est pas nécessaire de réserver son billet à l’avance. Il suffit même parfois de monter dans un bus et de payer une fois à l’intérieur.

Les bus ont leur « homme de main » qui annonce en hurlant la destination finale. Vous pouvez donc sans problème monter dans un bus qui passe devant vous. Certains bus ne font qu’un arrêt dans une ville et ne vont donc pas au terminal terrestre. Pour savoir à quel coin de rue se trouve « l’arrêt », demandez aux passants ou à votre hôtel. L’itinéraire que vous emprunterez sera souvent connu et donc facile à indiquer.

Comptez 1 dollar par heure de trajet. Facile ainsi de savoir combien de temps va durer le trajet !

Niveau confort, ce sont de simples bus. Des vendeurs ambulants montent sans arrêt pour vous vendre des CD de musique, de la nourriture, des glaces, … La musique est allumée en permanence mais le niveau sonore n’est pas dérangeant.

Enfin, il y a souvent une télévision dans le bus. Une vraie, cathodique, incrustée dans la cloison derrière le chauffeur. J’ai même pu voir le film français intouchable doublé en espagnol, haha !

Film intouchable dans un bus en Équateur

Pour la sécurité des bagages, c’est à vous de voir, les soutes sont gérer par « l’homme de main » du bus. Comme les bus font de nombreux arrêts, la soute est ouverte très souvent pour récupérer les sacs, des poulets vivants, des machine en tout genre. La personne qui range votre bagage dans le bus est la même personne qui vous la rend et qui reste à chaque arrêt près des soutes.

Mise à part un vrai vol venant de l’extérieur pendant un arrêt qui serait bizarrement non contrôlé… vos bagages ne craignent rien. C’est comme partout, il y toujours des risques mais il ne faut pas devenir parano. Je n’ai jamais eu aucun souci de vol, ni de perte mais je n’ai également jamais pris de bus de nuit en Équateur où les vols sont soi-disant plus fréquents.

Pérou

Il y a également de nombreuses compagnies de bus indépendantes au Pérou, mais l’organisation est totalement différente.

Il faut réserver son billet à l’avance. Certaines compagnies refusent même de vous vendre un billet pour aujourd’hui, même si le bus n’est pas complet ! Les tarifs dépendent des compagnies, du trajet, du lieu de destination (touristique ou non) et du niveau de confort.

Les bus sont à deux niveaux et la classe VIP est au 2ième étage.

La gestion, de l’enregistrement à l’aménagement du bus fait penser à un avion. Vous devez arriver de 30 minutes à 1 heures avant le départ selon les compagnies. Vos bagages sont à enregistrer au comptoir prévu à cet effet dans le terminal. On vous remet un ticket d’enregistrement de vos bagages.

Avant le départ, on vous demande votre carte d’identité ou passeport pour vérification. Dans le bus, on procède à l’enregistrement des visages de chaque passager à l’aide d’une caméra qui passe dans les allées.

Dans les bus les plus luxueux, il y a tout le confort : prises électriques, tablette, TV individuelle (pour les bus VIP), magazines, et même le wifi ! Une hôtesse par étage est à votre disposition et vous sert repas, encas et boisson. Les sièges se couchent à 160 degrés, pratiquement comme un lit avec coussin et couverture, c’est le paradis !

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Mon plus long voyage de 21 heures entre Lima et Cusco est passé comme une lettre à la poste ! J’ai simplement dormi, mangé, regardé deux film, écrit 5 articles et fait le montage d’une vidéo que nous étions déjà arrivé !

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Bolivie

Ce ne sont pas forcement des bus dont il faut parler en Bolivie, mais plutôt des routes qu’ils empreinte.

Très poussiéreuses, à tel point que vous en respirez tout au long du trajet! On ne parle pas des nids de poules, des routes qui se transforment en piste à tout moment et qui rendent le trajet insupportable. Les bus, usés, vous ballottent dans tous les sens. Un trajet de nuit peut se transformer assez facilement en nuit blanche.

Au niveau des horaires aussi il y a du travail. Il est très rare qu’un bus parte à l’heure. De plus, le chauffeur s’arrête mille fois dans la ville de départ pour remplir le bus. Vous pouvez facilement arriver trois heures après l’heure prévue! Quand il s’agit d’un bus de nuit, cela n’est pas bien grave mais pour un bus de jour devant arriver avant la tombée de la nuit…

Argentine

La superficie de l’Argentine fait des trajets en bus de véritables expéditions, comme si vous partiez en week-end sauf que vous restez assis pendant 24h à regarder le paysage désertique ou à dormir ! Même si c’est très beau, c’est également très long et fatiguant.

Paysage en Argentine

Pour réserver c’est assez facile, il suffit pour la plupart des villes de se rendre au terminal de bus et de comparer les prix entre toutes les compagnies. Si vous êtes dans une grande ville, demandez à votre hostal ou à l’Office de Tourisme, il y a peut être un bureau central de réservations. Il est possible aussi de réserver par Internet via le site plataforma10.com.

Les prix sont excessivement cher ! et il n’y a pas vraiment d’astuces pour faire baisser les prix, à moins de faire du stop !

Lorsque vous arrivez au terminal de bus, au moment de mettre votre bagage en soute, il se peut que le chauffeur ou celui qui range les sacs vous demande de l’argent, d’une manière pas toujours très agréable… Sachez que le fait de mettre ses bagages dans la soute est totalement gratuit et que vous n’avez pas besoin de payer. Néanmoins, vous constaterez que les argentins donnent un à deux pesos quand ils donnent leurs sacs ET quand ils les récupèrent. Il s’agit d’un pourboire, de votre propre grès. Ne vous laissez donc pas faire si on vous oblige à donner de l’argent.

Il m’est même arrivé que le gars ne veuille pas me donner mon sac sans argent ! Et impossible de monter dans la soute à 1,20 de hauteur, pour récupérer mon bien. J’ai alors dis que l’argent était justement dans mon sac et que sans sac, pas de monnaie… Il m’a rendu mon sac et je suis partie en lui faisant un grand sourire… sans rien lui donner. Si il n’avait pas demandé avec son air « toi, tu es une touriste, je vais t’arnaquer », je lui aurais donné un pourboire sans aucun problème.

Je vous rassure, il y a aussi des moments de franche rigolade au moment de donner ses bagages, quand tu n’arrives pas à lever ton sac et il n’y a pas que des abus ! Les argentins sont même assez soucieux de vous aider, comme au Pérou et en Équateur.

Les conducteurs et son co-pilote qui vous sert dans le bus sont même généralement plus que gentil. On a eut un serveur pour aller à Ushuaïa qui nous a fait des blagues tout du long, qui a fait attention à bien mettre les sous-titre pour nous, etc. Une vraie crème!

Sur la route, en Argentine, il y de très nombreux contrôles de police. Il s’agit la plupart du temps de contrôles de papiers qui ne concernent que le chauffeur mais parfois, aux abords des frontières, la police fait des contrôles pour la lutte anti-drogue. Il faut alors prendre toutes ses affaires, y compris son sac dans la soute, descendre du bus, aller dans la cahute de police pour une fouille en règle. Sur 20h de trajet, cela peut parfois être lassant…

Ensuite, chaque compagnie à ses propres petits détails; repas délicieux ou absents, partie de bingo, etc.

Et vous, en Amérique du sud, bus ou pas bus?

3 Réponses à “Les bus en Amérique du Sud (Équateur, Pérou, Bolivie, Argentine).

  • Merci pour cet article très complet!! 🙂 Ca va bien me servir!

  • Alala que de souvenirs, tout est très bien résumé pour tous les pays! Le Pérou est décidément le meilleur rapport qualité/prix concernant les bus car comme tu le dis tu peux parfois être traité comme un roi pendant une nuit de trajet pour 20€…là où prendre le bus en Argentine devient aujourd’hui très difficile pour le backpacker tant les prix sont élevés!
    Nous avons comme toi vu tellement de films en Equateur (que nous avons plus ou moins compris 🙂
    Et la Bolivie, par peur de l’accident nous avons préféré prendre le train entre Oruro et Uyuni et ce fut magnifique car il traverse littéralement un lac avec des flamants roses pendant 30 bonnes minutes..Magique

    Bonne continuation!

    • Merci Manuelle pour ton message. Vous avez bien fait de prendre le train en Bolivie ! J’ai en effet bien regretté le bus avec des chauffeurs imprudents qui roulent tellement vite que l’on arrive avec 2 heures d’avance !

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